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Articles de la rubrique "L'aviation légère de l'armée de terre"
L'ALAT : Aviation Légère de l'Armée de Terre
Publié par fanaviation dans L'aviation légère de l'armée de terre
Certains font remonter les origines de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) à 1794 à la bataille de Fleurus, où fut utilisé pour la première fois un ballon captif à des fins de guidage de l’artillerie ; cependant, c’est durant la première guerre mondiale que sont ceux-ci sont utilisés à grande échelle par l’armée de terre. L’essor de l’hélicoptère. Durant la guerre d’Indochine est créée l’Aviation Légère d’Observation d’Artillerie, cette fois ci les équipages sont composés d’artilleurs, ils mettent en œuvre des avions légers : Piper, MS-500 Criquet, L19 ... La guerre d’Algérie marque l’essor de l’ALAT, car si elle y utilise toujours des avions d’observation, l’hélicoptère prend de plus en plus d’importance. C’est la création du Groupements d’Hélicoptères n° 2 (GH-2), grande formation qui mettra en œuvre jusqu’à 100 hélicoptères.
L’Alouette II, premier hélicoptère à turbine opérationnel au monde fait son apparition sur le théâtre. La maturité. Au retour en métropole, des Groupements d’Aviation Légère sont créés au profit des unités implantées sur le territoire national : GALREG pour les régions militaires, GALCA pour les corps d’armée, GALDIV pour les divisions. C’est la guerre froide et face aux chars du pacte de Varsovie, nait le concept de l’hélicoptère de combat avec l’armement des Alouette III avec les premiers missiles anti-char SS-11. En 1977 l’ALAT est restructurée, c’est la naissance des Régiments d’Hélicoptères de Combat (RHC) qui sont rattachés aux corps d’armée et des Groupements d’Hélicoptères Légers (GHL) qui assurent les missions d’aide au commandement. Des hélicoptères plus modernes ont fait leur apparition au début des années 70 avec le SA330 Puma pour le transport, les SA341-SA342 Gazelle pour la reconnaissance et le combat anti-char. Les avions sont désormais minoritaires et mis en œuvre uniquement par les GHL pour des missions de liaisons et de relais radio.
Face à la menace grandissante du bloc de l’est, une grande unité voit le jour en 1985, la 4ème Division Aéromobile (4e DAM). Aujourd’hui. La restructuration de l’armée de terre passe alors par là, les grosses unités sont dissoutes ou refondées, la 4e DAM devient 4e Brigade Aéromobile (4e BAM) elle regroupe les quatre derniers RHC (1er, 3e, 5e, 6e) et les GHL disparaissent. Aujourd’hui après la dissolution du 6e RHC de Compiègne à l’été 2007, il ne reste plus que trois RHC au sein de la BAM. Les autres unités de l’ALAT sont : l’Ecole d’Application de l’ALAT basé à Dax pour la formation initiale et au Luc en Provence pour la formation complémentaire et de combat ; le Groupement Aéromobile de la STAT à Valence, chargé de mener les expérimentations ; l’Escadrille de Haute Montagne basé à Gap (jusqu'à l'été 2009); l’Escadrille Avion (TBM-700) de l’armée de terre à Rennes ; le Détachement ALAT des Opérations Spéciales (DAOS).
Depuis la guerre d’Algérie, sur tous les théâtres d’opérations ou la France a été engagée, l’ALAT a été projetée : Tchad, Liban, République Centrafricaine, Gabon, Djibouti, Golfe, Somalie, Rwanda, ex-Yougoslavie, Cote d’Ivoire … Le challenge a relevé aujourd’hui pour l’ALAT est l’arrivée d’appareils de nouvelle génération (Tigre, NH-90) et sa capacité à s’adapter à l’apparition des conflits assymétriques et des nouvelles menaces qui y sont associées.
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